Retour du résumé du Fab des SM1 contre le Cercle Dijonnais

4 mars 2018 - 13:26

CSLG-CSLD : 97-54 

19h30, samedi 3 Mars 2018, salle Alain Carillon. Sous l'impulsion d'un duo entraîneur-capitaine pour qui l'échauffement n'est pas un vain mot, l'équipe de Saint-Loup-Géanges s'échauffe déjà depuis 4h37. Mais toujours pas d'équipe adverse, et le joueur certes expérimenté mais un peu fainéant que je suis commence à se réjouir d'un passage plus rapide que prévu à la troisième mi-temps. Les minutes défilent, nous commençons à suer comme des bœufs un jour de labour quand nous voyons débarquer nos adversaires du jour. Nous avons d'abord cru que les adultes étaient dans les vestiaires et qu'ils étaient précédés de leurs enfants pré-adolescents. Vous allez certainement me rétorquer que je suis un vieux schnock qui critique ouvertement les plus jeunes, mais je vous prie de me croire que j'ai failli faire l'appel et leur demander une feuille avec leurs nom-prénom-professions de parents quand ils sont arrivés... Bref, outre ces considérations qui tiennent certainement plus à mon incapacité de plus en plus flagrante à courir aussi vite qu'une chèvre tétraplégique qu'à la bonne foi journalistique qu'on serait en droit d'attendre de moi, il faut aussi que je vous expose les raisons de leur retard pour mieux fignoler mon introduction. Figurez-vous que ces braves garçons, citadins certainement endurcis très peu aux faits des usages de la campagne en terme de mobilité, se sont garés à l'église et sont ensuite venus à pied jusqu'à la salle. Un petit itinéraire google maps nous indique qu'ils ont dû parcourir à pied, dans la nuit et le froid d'un hiver qui n'en finit pas, la bagatelle de 1,2 km. Force est de constater que c'est bien la première fois qu'on nous fait le coup. Je me dis que par beau temps, ils auraient bien été capables de venir à pied directement depuis Dijon, et ce afin d'éviter les embouteillages bien connus de notre belle métropole sanlupéenne.

Mais venons au basket, le Patrice Montel qui sommeille en moi brûle de vous parler de cette rencontre magnifique qui restera dans les... Bon d'accord, j’exagère ! En fait on a dominé du début à la fin du match et il y a eu autant de suspense et d'intensité dans cette partie que de calme et de modération dans la gestuelle et l'expression de notre entraîneur sur le banc ! Après un 14-0 d'entrée pour les verts, les joueurs du CSLD se sont remobilisés et sont parvenus à maintenir un écart similaire jusqu'à la mi-temps. Même si je me suis un petit chouia moqué d'eux, il faut bien reconnaître qu'ils n'ont pas démérité et qu'ils se sont battus, sachant qu'ils sont venus avec une équipe reconstituée absolument inhabituelle.

Nous fûmes un peu emmerdés par leur défense de zone mais trouvâmes la solution, suffisament pour marquer presque cent points. Hé oui presque cent points, mais on y est pas ! Cette marque symbolique que tout basketteur ambitionne était pourtant à notre portée, mais un drame familial est venu doucher nos espoirs. Comme jadis Sophocle ou Corneille, je vais vous conter cette tragédie.

Kévin était hier dans une forme olympique (37 points au final) et il nous a régalé de quelques magnifiques actions, notamment un combo trois-points/contre/trois-points qui a fait se lever le public.

A trente secondes de la fin, Saint-Loup ne comptait que 94 points au compteur, ce brave artilleur qui ne shoote pas avec des sabots au bout des bras, ce qui est paradoxal quand on s'appelle Grandveau, marque un énième trois-points. 97 points, il reste vingt-secondes. Les dijonnais remontent le terrain, ratent le tir. Huit secondes à jouer. Allan, le frère de Kévin, monte le ballon et on se dit qu'il va servir son frangin, qui attend derrière la ligne avec la bave au lèvres et le goût du meurtre sur la langue. Et eu lieu de ça, Allan va au cercle, laissant son frère et toute la salle aux prises avec une frustration impensable. Les plus obtus d'entre vous n'y verront certainement qu'une petite erreur de jugement bien légitime, mais c'est mal connaître le poids de la rivalité dans les relations fraternelles. N'est-ce pas pour Allan une façon de se venger d'une ignominie passée faite par son frère ? Kévin n'aurait-il pas cassé son playmobil préféré aux alentours de 2002 ? Ne l'aurait-il pas dénoncé comme auteur d'un jet d'urine sur le papier peint du salon à sa place ? Nous ne saurons jamais les raisons profondes et authentiques de ce drame sordide qui nous rappelle que nous sommes finalement peu de choses en ce bas monde...

 

Pour revenir à des préoccupations plus joyeuses, je tente une nouveauté.

En cette période où les chaînes de télévision nous abreuvent de cérémonies et tous genres, je vais procéder à la remise des prix du match. Appelons cette cérémonie les « escarres »(pour les plus jeunes ou les plus incultes, un petit regard sur le Larousse médical vous indiquera le détail de cette plaisanterie).

La prix de l'innovation est attribué à votre serviteur pour avoir réussi un magnifique mais inédit air-ball avec la planche ou autrement dit : quand-tu-essayes-de-balancer-un-brique-à-l'ancienne,-que-tu-touches-la-planche-mais-que-la-balle-touche-même-pas-le-cercle ! Ovationné par le public pour cette performance inédite, je sortis sous les hourras !!

Le prix de l'action avortée est attribuée à Paul pour avoir mordu la ligne alors qu'il effectuait une remise en jeu en zone arrière. Le jury a particulièrement apprécié son haussement d'épaule et son air vaguement outré lorsqu'il s'est fait pincer par l'arbitre, un air qu'il a du emprunter au contrevenants que ce brave gendarme rencontrent régulièrement pour des infractions routières.

Le prix de l'élégance est remis à Guillaume pour une savoureuse « tranche en double pas », action très rare qui consiste (je dis ça pour les néophytes) à rater la direction du cercle alors qu'on est à moins d'un mètre de ce dernier.

Le prix de l'endormissement est attribué à Micke pour une phrase qui en dit long quant à l'intérêt sportif de la partie. A 50 secondes de la fin du troisième quart-temps, il se tourne vers les joueurs sur le banc et demande « c'est fini là le match ? ». Allez Micke, un potage, une camomille et au lit !

Sur ce je rends l'antenne, à vous les studios, à vous Cognacq-Jay et rendez vous dans deux semaines pour un match que l'on espère d'une autre tenue contre nos copains d'Auxonne.

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nov.
nov.
De 15:00 à 23:00
Salle Alain Carillon, Saint-Loup-Géanges.
12.00 € l'assiette + 2 vins 15.00 € l'assiette + 3 vins Organisé par le CSLG Réservations possibles: 06.10.21.79.31   Lire la suite